Impression 3D

Matières

PLA : http://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_polylactique

Qualités :

  • Plastique extrait de l'amidon de maïs, il est bio-dégradable et a donc la préférence des bricoleurs qui réalisent des pièces pour s'amuser.
  • Pour l'impression, il est chauffé à 195°C, ce qui est sensiblement plus bas que les autres plastiques cités plus bas.
  • Il se rétracte très peu en refroidissant (0,2 %).

Défauts :

  • Sa résistance mécanique est faible et il ne peut donc pas être utilisé pour réaliser des pièces soumises à de grosses contraintes (au hasard, des pignons).
  • Il se ramollit à partir de 50°C (jeudi soir, le formateur nous a montré une pièce digne des montres molles de Dali après un séjour sous un pare-brise de voiture en plein été).
  • Comme il est bio-dégradable, le PLA ne devrait pas être utilisé pour des pièces destinées à durer. Le formateur nous a indiqué qu'il perdait 50 % de sa densité en un an, la rapidité du phénomène variant avec l'exposition à la lumière.

Les gâches que Luc m'avait réalisées l'année dernière étaient en PLA. Comme elles sont enchassées dans le montant des fenêtre, elles ne voient le jour que lorsque la fenêtre est ouverte. Elles ont très bien tenu jusqu'à ce que Inès laisse la fenêtre ouverte mais avec le verrou en position fermée un jour de grand vent : la paroi frontale n'a pas résisté à la rencontre violente avec l'ergot du verrou.

L'animateur m'a conseillé d'utiliser un autre plastique à cause du caractère bio-dégradable du PLA mais surtout parce qu'il pense qu'en été, la température peut monter suffisamment dans la structure de la fenêtre pour faire ramollir la pièce en PLA et bloquer la fermeture de la fenêtre.

ABS : http://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_polylactique

Comme l'indique la page de Wikipédia, tu connais bien ce plastique, il est notamment utilisé pour fabriquer les briques LEGO. :)

Qualités :

  • Bonnes propriétés mécaniques (on peut réaliser des engrenages soumis à des efforts modérés).
  • Bonne tenue dans le temps.
  • Il ne ramollit qu'à 90°C.

Défauts :

  • Il se rétracte sensiblement plus que le PLA en refroidissant (2 %).
  • Pour l'impression, il faut le chauffer à 230°C, ce qui est assez proche de la température à partir de laquelle les extrudeurs les plus courants commencent à se détériorer (240°C).
  • Pour préparer le plateau d'impression, il faut utiliser de l'acétone. Cela ajouté au fait qu'en chauffant, il dégage une odeur plus incommodante que le PLA fait que son usage est déconseillé dans des lieux clos de petit volume.

Ce plastique étant utilisable avec les imprimantes classique, il était le candidat tout désigné pour mes gâches.

PVA : http://fr.wikipedia.org/wiki/Polyac%C3%A9tate_de_vinyle

Celui-ci se travaille à même température que l'ABS et a la propriété de se dissoudre dans l'eau en quelques heures à quelques jours. Du coup, il est utilisé sur les imprimantes à deux têtes pour combler les vides dans les pièces complexes qui ont besoin de supports fortement imbriqués (et qui ne pourront donc pas sauter avec un cutter ou un canif après impression) : la pièce et le support sont fabriqués en même temps par les deux têtes et une fois la pièce terminée, on la plonge dans l'eau. Deux jours après, on en ressort la partie utile qui n'était pas en PVA mais typiquement en ABS.

Nylon : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nylon

Ce plastique est résistant et il peut donc être utilisé pour réaliser des pièces soumises à d'importantes contraintes mécaniques (c'est le cas dans les voitures et pas mal d'appareils ménagers). Pour autant, son introduction dans l'impression 3D grand public est très récente car il doit être chauffé à 270°C, température que ne peuvent pas atteindre les imprimantes classiques (leur extrudeur n'y résiste pas). Artilect s'est récemment doté d'une imprimante susceptible de le faire mais les habitués du lieu n'ont pas encore réussi à la domestiquer.