Imprimante HP Smart Tank 5100
Une imprimante HP Smart Tank 5100 est venue remplacer la HP PhotoSmart C4472.
Aux origines
Au départ, il y a le fait que la HP PhotoSmart C4472 a fait son temps : elle imprime toujours suffisamment bien, mais les cartouches sont devenues trop difficiles à trouver. En plus, depuis quelques temps, le support sous Linux est devenu très dysfonctionnel.
Un peu de contexte : pour la partager facilement sur le réseau domestique, elle était partagée via CUPS et SANE sur un petit serveur. Ce dernier fonctionnait en Debian Bookworm (12).
Pour je ne sais quelle raison, il était devenu impossible de lui faire imprimer en noir-et-blanc : peu importe que l’on sélectionne ce mode, l’impression sortait en couleur.
Et coté scanner, ce n’était pas mieux.
Via Saned, les tentatives de scan finissaient en échec avec des gros messages d’erreur dans le journal à propos de permissions dont je n’ai jamais trouvé la cause.
Je n’arrivais à mes fins qu’en lançant manuellement le hp-scan.
La réflexion
L’air de rien, on a régulièrement besoin d’imprimer ou de scanner. Et du coup, il a fallut se rendre à l’évidence qu’un remplacement serait sans doute la meilleure option.
Soucieux de faire des choix qui vont dans le bon sens, j’ai décidé d’opter pour une imprimante à réservoir d’encre, plutôt que les onéreuses et pollueuses cartouches. Ceci dit, en me documentant, j’ai compris que l’option à réservoir avait plutôt sa place dans une PME, ou en tout cas pas forcément chez nous vu l’usage très modéré que nous en faisons. Mais c’est pas grave, ça parait plus éco-responsable.
Pas forcément très simple de choisir vu le nombre de références. En croisant les informations de plusieurs sites de comparatifs, j’ai compris que la HP Smart Tank 5100 était certainement le meilleur compromis dans notre cas, en particulier pour ses capacités à imprimer des photos plus correctement que d’autres.
Un remplacement en demie teinte
J’ai donc décidé de la brancher comme la précédente : en USB sur mon serveur.
Mauvaise surprise, hp-setup ne la reconnaît pas.
Pourtant, l’imprimante est bien détectée via lsusb.
Coté scanner, hp-scan fonctionne mais via saned c’est un nouveau florilège d’erreurs.
Bon, mon installation datant un peu, je fais la montée de version de Debian Bookworm à Debian Trixie. Malheureusement, rien ne change.
Dans les forums, je remarque que les solutions proposées passent toutes par un version du paquet hplip bien supérieure à celle proposée par Debian.
Je fini par comprendre que les dernières versions sont proposées uniquement via un auto-installable (XXX.run) à télécharger sur SourceForge.
Ca ne m’emballe pas des masses, la plateforme ayant eu mauvaise réputation à une époque, mais sur l’instant ça me semble être la solution la plus raisonnable.
Une fois téléchargé et exécuté, l’installeur me demande le mot de passe root, que je m’empresse de changer pour l’occasion.
Puis il s’émeut que Debian Trixie (13) n’est pas supporté et me propose d’essayer en jouant sur la compatibilité avec Debian 12.
Démarre alors l’installation de tout un tas de paquets que je comprends être l’environnement de build pour construire, sur place, les nouveaux paquets hplip.
Et au milieux de tout ça, commencent à apparaitre des erreurs d’installation à cause de Python et d’une incompatibilité avec Debian Trixie.
Vive les standards
Avec tous ces soucis, je me dis que je ne suis pas sur la bonne voie. Je dégage le fatras installé par l’installeur et je bascule sur la seconde option : le WiFi.
Presque classiquement, l’imprimante démarre en point d’accès WiFi. Sauf que… il faut installer une appli sur Android pour y accéder et lui transférer les codes d’accès au WiFi domestique. Fatigué, de guerre lasse, je cède, installe l’appli sur un smartphone avec beaucoup d’autres applications peu fréquentables et je réalise enfin l’association de l’imprimante au réseau.
Heureusement, à partir de là, tout fonctionne. L’imprimante est détectée auto-magiquement par les autres postes Linux. Idem pour le scanner en passant par Gnome-Scan.
Conclusion
Ce n’est pas tout à fait le setup que j’avais imaginé quand j’ai démarré le projet du remplacement de l’imprimante. Mais j’avais bien en tête ce risque de mauvais support direct sous Linux par les grosses marques du secteur (Epson, HP) et c’est ce qui m’avait fait choisir une imprimante avec WiFi afin d’assurer une solution de repli.
Prochaine étape : mettre l’imprimante dans une DMZ ou quelque chose dans le genre pour assurer une auto-découverte mais bloqué sa possible curiosité malsaine.